La politique foncière rurale
La politique foncière rurale a été l’objet d’un panel lors de la 5ème Edition de la Semaine du Paysan organisé du 28 au 31 Mai 2025 au palais du 29 juillet par la Plateforme Paysanne du Niger (PFPN), le Ministère de l’Agriculture et de l’élevage, et ses partenaires techniques et financiers.
La totalité des revenus des exploitations familiales sont tirées des activités agro-sylvo pastorales et halieutiques. Ces revenus sont fortement menacés par la problématique autour du foncier rural qui se traduit par l’accès difficile des femmes au foncier et l’accaparement des terres.
En ce sens, des échanges inter acteurs sur des réformes foncières sont animés autour de la thématique : «la politique foncière rurale ; avancées, défi et perspectives».
C’est une centaine de participants (es) en provenance des huit(8) régions qui ont pris part à ce panel.
Vue de la table de séance du Panel sur la politique foncière
Le panel a été modéré par Mr Boubacar Alzouma, SG PFPN et animé par Mr Nounou Idi (AREN), le SP/CR Tahoua, Mr Boubacar Ibrahima Souley (ROPEN).
A l’introduction du panel, le modérateur a rappelé à la plénière le processus d’élaboration de la Politique Foncière Rurale et son plan d’action 2021 -2025 adoptée en 2021, qui malheureusement n’a pas encore permis la prise en charge efficace de la question foncière, qui se traduit entre autres par l’accès difficile des femmes au foncier et l’accaparement des terres.
Il a enfin posé la base des questionnements devant être alimenté par les panélistes.
Les panélistes ont tous reconnu les avancées obtenues à travers la mise en place de textes et leur justesse depuis l’avènement du code rural jusqu’à la politique foncière nationale, mais ont tous déploré la non mise en application de ces derniers, entrainant des difficultés diverses (accaparement des terres, accès difficile aux femmes et aux jeunes, etc.). Ils ont aussi souligné la méconnaissance des textes, malgré la sensibilisation des OP.
Des discussions fort intéressantes ont eu lieu sur l’appropriation des textes sur le foncier, l’accès des jeunes et des femmes à la terre, le respect des statuts des terres (couloirs de passage, aires de pâturage, la lutte contre le chômage des jeunes, la sensibilisation des acteurs, etc.).
Des perspectives ont été tracées en termes de :
Renforcement des capacités et du rôle de la Chefferie traditionnelle (y compris les rouggas et garsos) dans la gestion foncière au niveau local ; respect des limites des espaces pastoraux et des couloirs des passages ; Concertation entre les usagers des ressources ; vulgarisation des textes et sensibilisation des acteurs, y compris les autorités compétentes en charge sur la gestion des conflits ; renforcer les COFOs existantes ; respects des accords bilatéraux entre les Etats ; renforcement de la cohésion sociale ; rôle de la police rurale ; renforcement de la surveillance du foncier rural, qui est le plus vulnérable.
Les participants à la 5ème édition de la semaine du paysan ont reconnu la pertinence de l’organisation d’un tel événement (espace de dialogue, de partage et de solidarité) et recommande donc de le tenir chaque fois que possible et même de le centraliser aux niveaux des régions, des départements et des communes du Niger.
