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Vers un avenir équitable : révolutionner le financement de l’agriculture familiale au Burkina Faso

15:46 22 novembre in Actualites, Uncategorized
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Au cœur des étendues généreuses et des collines ondulantes du Burkina Faso, l’agriculture familiale, essentielle tant pour les hommes que pour les femmes, se dresse comme un pilier incontournable pour le progrès et la sécurité alimentaire du pays. Cependant, malgré son importance capitale, elle se heurte à des obstacles majeurs, en particulier concernant l’accès aux financements cruciaux pour sa modernisation et son développement. Dans cette optique, la Confédération Paysanne du Faso (CPF), soutenue par SOS FAIM, a initié une rencontre clé à Bobo Dioulasso les 21 et 22 novembre 2023. Ce forum de dialogue visait à élaborer une approche paysanne novatrice pour l’accès au financement des exploitations familiales, en mettant l’accent sur une gouvernance inclusive des instruments de financement.

Le secteur agricole au sein de l’UEMOA, et plus particulièrement au Burkina Faso, rencontre de multiples difficultés. La faiblesse du financement, les lacunes des services financiers proposés, la méconnaissance du secteur agricole et la frilosité des institutions financières face aux risques, constituent des défis persistants. L’atelier organisé par la CPF, dans le cadre du projet AGRI+, a offert une opportunité précieuse pour aborder ces problématiques et développer des stratégies de plaidoyer efficaces et sensibles aux réalités des agriculteur.rice.s.

François Traoré, Président d’honneur de la CPF, a mis en lumière le rôle essentiel de l’agriculture familiale dans le développement du Burkina Faso. Néanmoins, il a souligné que les obstacles à son épanouissement sont considérables. Les exploitations agricoles, gérées aussi bien par des hommes que des femmes, requièrent des investissements significatifs et, souvent, l’accès à des services financiers adaptés – crédits, épargnes, assurances. Ces services demeurent pourtant insuffisants pour répondre aux besoins croissants des agriculteur.rice.s.

Bassiaka Dao, président de la CPF, a abordé la question du financement limité de l’agriculture familiale, partiellement dû à la réticence des banques traditionnelles et des institutions de microfinance à prendre des risques. Cette situation est aussi aggravée par des produits financiers inadaptés aux besoins réels des exploitations familiales, souvent dirigées ou co-gérées par des femmes. M. Dao, convaincu de la nécessité de repenser la Banque Agricole de Développement du Faso (Badf), espère que cette rencontre incitera le gouvernement burkinabè à promouvoir une agriculture familiale florissante et équitable.

La CPF a déjà affirmé que le plaidoyer visant à améliorer l’accès au crédit pour les exploitations familiales est crucial pour la pérennité de l’agriculture familiale. M. Dao a donc encouragé tous les participants, hommes et femmes, à rester proactifs et à proposer des solutions innovantes pour soutenir ce plaidoyer essentiel.

En conclusion, le rassemblement de Bobo Dioulasso marque une étape décisive dans la lutte pour un financement équitable et adéquat de l’agriculture familiale au Burkina Faso. Il symbolise un renouveau d’espoir pour les agriculteur.rice.s familiaux, et une avancée majeure vers l’autonomie et la prospérité des communautés rurales. Cet événement représente une solidarité et une résilience paysanne, engagée à transformer les défis en opportunités pour un futur plus juste et durable pour tous et toutes.

Fatimata KONE

Chargée de communication et de gestion des connaissances 

ROPPA



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