NOTE CONCEPTUELLE FORUM DES AFFAIRES DES ORGANISATIONS PAYSANNES


Contexte Général

  • L’Afrique de l’Ouest : un important marché potentiel de produits agroalimentaires croissant

A l’instar de la plupart des régions du continent, l’Afrique de l’Ouest n’a pas encore finit sa transition démographique. La population estimée actuellement à 300 millions serait de près de 500 à l’horizon 2025. Le taux d’urbanisation de la population qui est actuellement de 40% serait au dessus du seuil de 60% à cette même période. Cette croissance démographique et l’urbanisation rapide des villes engendrent un accroissement de la demande en produits alimentaires et agroalimentaires qui doit se poursuivre pendant plusieurs années encore avec la même dynamique. Pour nourrir les populations Ouest Africaine d’ici 2050, il va falloir quasiment doubler le niveau de production actuelle et assurer une meilleure diffusion des denrées alimentaires.

A la faveur des PAS et des politiques de libéralisation appliquées à la fin des années 1990, la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest ont adopté des stratégies de sécurité alimentaire basées essentiellement sur des importations de produits alimentaires à moindre coût sur le marché international pour couvrir ce besoin croissant de leurs populations. Cette option conjuguée avec les contraintes liées au commerce régional, ont fait que la plupart des filières agricoles n’arrivent pas à profiter du marché potentiel des produits agroalimentaires en Afrique de l’Ouest. En outre l’option d’accroître les importations pour faire face à la demande des populations a accru fortement la dépendance alimentaire de la région et sa vulnérabilité car assujettie à plusieurs facteurs externes, notamment la situation socio-politique et économique des pays agro exportateurs et le fonctionnement du marché international…

Au début des années 2000, la vision et l’approche nouvelle de travail adoptée par l’Afrique à travers le NEPAD marquent une rupture avec cette stratégie alimentaire. En Afrique de l’Ouest cette nouvelle dynamique impulsée par les institutions régionales d’intégrations économiques (CEDEAO, UEMOA) et leurs partenaires au développement (FAO, FIDA, CORAF, FARA…) a engendré de nombreuses réformes institutionnelles en vue d’accroître l’offre locale de produits agricole et agroalimentaire et améliorer son adaptation à l’évolution de la demande, notamment urbaine. L’ambition politique est désormais d’assurer à travers un développement durable des chaînes de valeurs agricoles une couverture en quantité et en qualité de l’essentielle des besoins croissants des populations, de la demande l’industrie naissante et des systèmes d’élevage intensifs en évolution aux alentours des centres urbains. Il s’agit également de contribuer à la création d’emplois et de revenus agricoles stables.

Cette orientation a pris tout son sens à la suite des différentes crises alimentaires (2005 et 2007) avec leurs implications sociales et politiques qui ont plus que jamais permis aux décideurs politiques du continent et de la communauté internationale des partenaires de s’accorder sur la nécessité d’accroître l’offre locale de production comme une des stratégies probantes pour faire face au défis de la sécurité alimentaire et de la malnutrition.

  • L’amélioration progressive de l’environnement du commerce des produits agroalimentaires en Afrique de l’Ouest

Les nouvelles orientations des politiques agricoles, le processus d’intégration régionale et l’adoption d’un nouveau TEC pour la CEDEAO, sont fondés sur une perspective du renforcement du commerce régional à travers le développement d’un marché unique de produits agricoles et agroalimentaires. Ainsi, des mesures, textes et infrastructures sont mis en œuvre par les deux institutions d’intégration régionale (CEDEAO, UEMOA) visant à faciliter et accroître le commerce intra régional. Il s’agit notamment d’initiatives concernant (i) la libre circulation des biens et des personnes ; (ii) l’élimination des barrières tarifaires ; (iii) l’harmonisation des normes des intrants et des produits agroalimentaires ; (iv) l’amélioration de la réglementation sur les coûts et les procédures administratives pour la création de PME et des transactions commerciales…

S’inscrivant dans cette dynamique des administrations publiques régionales et nationales, les organisations paysannes et les acteurs du secteur privé marchand contribuent largement à cette évolution favorable de l’environnement des affaires.

Les OP tout comme les acteurs du secteur privé se sont structurés davantage durant ces 15 dernières années en réseaux et ont su progressivement renforcés leurs capacités. Des plateformes nationales et régionales des acteurs du secteur privé ont été mises en place avec pour objectif d’améliorer l’accès de leurs membres aux services nécessaires pour promouvoir leurs affaires (institutions de financement, formation, logistique…). Concernant les OP, elles se structurées en plateformes et fédérations nationales aux niveaux national puis au niveau régional à travers le ROPPA et d’autres réseaux notamment APESS, RBM, UOFA….

Ainsi, des réseaux d’OP, des acteurs du secteur privé, de femmes et de jeunes dans l’entreprenariat agricole et d’OSC participent à la formulation et/ou à la mise en œuvre des politiques et stratégies de développement agricole, au processus d’intégration régionale et au développement du commerce intra régional. Ils ont dans bien des cas su influencer ces politiques et stratégies en faveur de leurs initiatives et de la valorisation des productions agricoles et agroalimentaires locales.

  • Un changement de paradigme des acteurs pour améliorer le commerce des produits agricoles et agroalimentaires

Les initiatives des administrations publiques et des partenaires

Les réformes impulsées depuis le début des années 2000 se sont traduites par de nombreuses actions mises en œuvre par les administrations publiques en vue de transférer davantage aux acteurs privés (y compris les OP) les compétences en ce qui concerne la commercialisation des produits agricoles et agroalimentaires. Dans cette perspective de nombreuses initiatives ont été mises en œuvre par les administrations publiques pour promouvoir l’approche chaîne de valeur dans les filières agrosylvopastorales. Ainsi des mesures et outils ont été mis place pour aider les acteurs intervenant dans les différents maillons des chaînes de valeur à construire des partenariats structurés permettant d’accroître la performance des produits sur les marchés visés et assurer une optimisation globale des filières au profit de tous les acteurs qui s’y investissent. La démarche ainsi promue était également fondée sur une approche participative et inclusive entre les acteurs privés pour les prises de décision sur les orientations stratégiques visant à renforcer les capacités professionnelles des acteurs, leur niveau d’information sur les marchés et l’amélioration de la compétitivité des produits : renforcement des capacités des acteurs, amélioration productivité, approche qualité, accès aux informations agricoles et des marchés...

Dans ce cadre les Etats et les institutions régionales ainsi que les partenaires au développement ont mis en œuvre de nombreux projets et programmes pour soutenir la promotion de cette approche chaîne de valeur dans les filières stratégiques identifiées dans le cadre des politiques régionales, nationales ou les acteurs eux-mêmes. On peut citer entre autres les projets 1000S+, projet ATP…

Parmi les mesures et outils mis en œuvre figurent des organisations interprofessionnelles et des observatoires dans les filières. C’est le cas par exemple des cadres interprofessionnels du riz et des céréales au Burkina Faso, des observatoires sur le riz et l’oignon dans plusieurs pays (Sénégal, Burkina Faso, Mali, Niger…).

  • La dynamique des acteurs du secteur privé marchand

Plus que jamais le rôle crucial des acteurs du secteur privé est reconnu dans les politiques et stratégies nationales et régionales pour le développement agricole, notamment en ce qui concerne l’accroissement des investissements, la distribution des intrants, la transformation, la conservation et la commercialisation des productions.

Dans la quasi-totalité des pays, des mesures sont mises en œuvre pour encourager des investissements privés dans le secteur agricole et de la transformation agroalimentaire.

L’amélioration des mesures et procédures administratives ont permis aux acteurs privés nationaux dans les différents pays de la CEDEAO, de créer davantage, des PME et des PMI pour la commercialisation des produits agricoles et agroalimentaires. Selon certains analystes on note dans plusieurs pays en Afrique de l’Ouest, une dynamique de formalisation du secteur informel. Ce qui est véritablement un signe et un résultat des initiatives effectivement développées pour soutenir les entreprises privées dans le secteur agroalimentaire.

De nombreux progrès réalisés par les institutions de recherche en technologie alimentaire et la promotion des TIC ont largement contribué à l’amélioration de la qualité et la quantité de l’offre de produits des PMI & PME dans le secteur agricole et agroalimentaire.

Ainsi, la plupart des produits agroalimentaires locaux ont acquis la confiance des consommateurs et des parts de marchés de plus en plus importants au niveau régional. Les maisons de distribution en milieu urbain achalandent de plus en plus des denrées alimentaires issues entièrement de produits locaux.

Incontestablement l’émergence et le renforcement des réseaux d’acteurs du secteur privé et les PMI et PME dans l’exploitation des filières et produits agricoles, ont contribué à mieux organiser et améliorer la position des produits locaux sur les marchés domestiques (local, national et régional). On note un regain d’intérêt de certains produits sur les marchés d’exportation (hors Afrique de l’Ouest).

  • L’intérêt et les orientations adoptées par le ROPPA

Suite aux recommandations de sa 5ème Convention tenue en 2010 à Grand Bassam, en Côte d’Ivoire, le ROPPA s’est plus que jamais orienter vers l’amélioration statut économique des paysans en leur permettant d’accéder davantage à des marchés rémunérateurs. Très concrètement il s’agit de travailler dans une vision d’optimisation globale des filières et de permettre aux exploitations familiales de capter une part des marges bénéficiaires rémunérant à sa juste valeur leurs investissements.

Pour ce faire le ROPPA et ses plateformes nationales ont opté de construire une stratégie progressive et inclusive en s’appuyant sur ces propres expériences, celles des plateformes nationales et d’autres acteurs.

Le ROPPA et ses plateformes nationales ont pris part à de nombreux projets de développement de chaînes de valeur agricole mis en œuvre par les Etats et les partenaires au développement (projet 1000S+, le projet d’appui aux initiatives de transformation agroalimentaire, ATP, projet de promotion de l’entreprenariat rural du FIDA…). Pour diverses raisons, la plupart de ces projets n’ont pas atteint pleinement les résultats escomptés en ce qui concerne l’objectif d’un accroissement durable du commerce intra régional des produits agroalimentaires (diversité des approches de développement de chaîne de valeur dans la même région, les impératifs liés à leurs agendas, la faiblesse du positionnement des acteurs bénéficiaires clés dans le pilotage, approche top down de leur intervention..). Cependant ils ont constitué un espace d’un véritablement apprentissage de collaboration entre les OP et les autres acteurs intervenant dans les chaînes de valeur. Le ROPPA compte améliorer et élargir ces expériences de partenariats. Ces projets ont également permis de développer une nouvelle vision et renforcer les capacités de certaines organisations paysannes pour la valorisation économique des productions des exploitations familiales. Le ROPPA voudrait évaluer sereinement les différentes approches promues par ces projets et programmes et exploiter judicieusement les outils qu’ils ont développés, pour construire sa stratégie de renforcement des services économiques des OP. Il s’agira également de se doter d’une expertise pour mener avec l’ensemble des plateformes nationales des actions visant à promouvoir des principes et outils permettant d’assurer le développement des chaînes de valeur incluant efficacement les organisations paysannes et permettant d’assurer un bon positionnement des produits des exploitations familiales sur les marchés locaux et d’exploiter rationnellement les marchés d’exportation.

Le ROPPA comptent également exploiter les expériences avérées de certaines OP membres des plateformes paysannes nationales qui ont su promouvoir des filières agricoles (FPFD, FEPAB, FONGS…). Les facteurs de réussite et de longévité de ces expériences seront valorisés pour renforcer la stratégie du réseau et définir des outils d’accompagnement du renforcement des services économiques des OP.

Pour réaliser ses ambitions le ROPPA compte à mettre à profit les évolutions favorables de l’environnement du commerce régional des produits agroalimentaires. et la vision et stratégie actuelles des autres acteurs qui s’investissent dans les filières agricoles, pour développer de nouvelles formes de partenariats avec les autres acteurs visant à contribuer à contribuer un accroissement durable de la productivité et une amélioration significative de la mise en marché des productions des exploitations familiales.

  • Les défis liés au développement de l’approche chaîne de valeur pour répondre aux besoins des marchés

Certes, les efforts et initiatives mis en œuvre par les Etats et les partenaires pour promouvoir l’approche chaîne de valeur a permis d’obtenir quelques résultats mais il y a toujours des marges de progression à faire pour atteindre les objectifs escomptés. Les statistiques indiquent un léger accroissement du commerce intra régional des produits agricoles et agroalimentaire mais cela reste faible au regard des atouts et potentiel actuels. La dynamique de croissance du commerce intra régional reste faible. Aussi le marché Ouest Africain des produits agricoles et agroalimentaires reste-t-il dominé par des produits importés sur le marché international.

Quand aux marchés d’exportation, les produits de l’Afrique de l’Ouest font face à une concurrence et des exigences accrues qui engendre des pertes ou une stagnation de leurs parts de marché. L’Afrique de l’Ouest reste un nain dans le commerce international. De nombreuses filières comme les fruits et légumes, les oléagineux sont en train de perdre du terrain. Pour des raisons sanitaires, infrastructurelle et d’organisation, le potentiel de l’élevage reste faiblement exploité pour les marchés d’exportation hors de la région.

Cette situation est la résultante de plusieurs facteurs intrinsèques aux acteurs ou liés aux processus mis en œuvre et à l’environnement des affaires.

(i) La multiplicité des approches des nombreuses initiatives visant le développement des chaînes de valeur dans la région n’a pas permis une synergie d’action et un impact d’envergure sur le renforcement des capacités des acteurs et l’influence de l’environnement des affaires ;

(ii) Avec l’absence de systèmes assurantiels pour la gestion des risques et d’assistance juridique appropriée accessible aux acteurs, les approches de développement de chaîne de valeur ne sont pas encore parvenues à assainir le climat de méfiance entre les acteurs, notamment entre les OP et les acteurs du secteur privé marchand. Cette situation est exacerbée par le faible niveau de professionnalisme de la plupart des acteurs dans la gestion des partenariats commerciaux.

(iii) Ainsi, De nombreuses PMI & PME d’exportation et/ou de transformation de produits agricoles éprouvent d’énormes difficultés à assurer leur approvisionnement en quantité et en qualité de manière régulière. De même certaines OP restent marginalement rémunérées ou pas du tout sur les marges réalisées dans l’exploitation des filières agricoles ;

(iv) L’insuffisance ou l’absence de services financiers et non financiers (crédits, accès aux facteurs de production, formation…) appropriés pour l’accompagnement des acteurs constituent également un handicape au développement de leurs unités d’exploitations ;

(v) Nonobstant les progrès réalisés dans le cadre du processus d’intégration économique régional et de développement d’un marché commun, les acteurs du commerce régional des produits agricoles et agroalimentaires font face à des barrières tarifaires et non tarifaires qui constituent véritablement un handicape aux échanges régionaux des produits agricoles et agroalimentaires ;

(vi) La plupart des cadres institutionnels de concertation, de négociation entre les acteurs intervenant dans les chaînes de valeur et de régulation des marchés mis en place sous l’inspiration des interventions extérieurs n’ont pas pu fonctionner de manière autonome et durable après les interventions : organisations interprofessionnelles, des pôles d’entreprises agricoles, des tables de concertation des acteurs des filières, des observatoires des filières…

(vii) De nombreuses expériences réussies en Afrique de l’Ouest et ailleurs indiquent le rôle crucial des petits producteurs dans le développement des chaînes de valeur. Cependant le constat est établi que dans la plupart des initiatives développées en Afrique de l’Ouest, les approches mises en œuvre et/ou la faible capacité des OP ne leur permettent pas de se positionner comme le principal levier et de jouer pleinement leur rôle moteur ;

(viii) Les progrès réalisés par les institutions de recherche en technologie alimentaire ces 15 dernières années a été un véritable espoir pour les OP et les acteurs du secteur privé qui sont dans le domaine de la transformation agroalimentaire. Les procédés de production et la qualité sanitaire des produits ont été améliorés. Ce qui a permis à l’offre de produits agroalimentaires d’acquérir une confiance des consommateurs et des parts de marché, notamment en milieu urbain (produits à base de lait, produits carnés…) et les marchés d’exportation (beurre de karité, grumeaux de céréales…). Cependant, les initiatives de transformation agroalimentaire comme maillon des chaînes de valeur restent faiblement soutenues.

En somme, l’environnement du commerce des produits agricoles et agroalimentaires s’est amélioré dans la région, mais son impact positif effectif sur la diffusion des produits agricoles et agroalimentaires et la rentabilisation des investissements des acteurs supposent un renouvellement de leur démarche actuelle de collaboration et de travail. Cela implique l’établissement de véritables partenariats structurés entre les OP et les acteurs du secteur privé basés sur une vision et des règles partagées, une confiance mutuelle et la solidarité. Ceci est une condition essentielle pour optimiser globalement les filières agricoles au profit de l’ensemble des acteurs qui s’y investissent. Il s’agira ainsi de transcender les à priori fragilisant la collaboration entre ces deux types d’acteurs, d’améliorer les faiblesses avérées des OP et des acteurs du secteur privé dans les approches de contractualisation et accroître la compétitivité de leurs offres de produits.

  • Le forum des affaires des OP d’Afrique de l’Ouest

Genèse et objectifs du forum

Le forum des affaires intègre les orientations stratégiques du ROPPA et le contexte de développement économique et social en Afrique de l’Ouest.
Le Forum des Affaires des OP est un des outils de la stratégie que le ROPPA est en train de construire pour contribuer à renforcer les services économiques des OP.

L’objectif global est de contribuer à la réalisation de la souveraineté/sécurité alimentaire durable, à la création d’emplois et de revenus agricoles stables et au développement d’un marché régional, visés par les politiques agricoles régionales (ECOWAP, PAU).
Pour ce faire le forum vise à contribuer à l’amélioration de l’accès des productions des exploitations familiales à des marchés rémunérateurs et le renforcement du pouvoir de marché des paysans.

Plus spécifiquement les objectifs visés par le forum des affaires sont :

1) Renforcer la participation des OP dans le développement des chaînes de valeur à travers des partenariats structurés avec les acteurs du secteur privé ;

2) Renforcer les capacités des organisations paysannes à négocier et gérer efficacement des partenariats commerciaux garantissant les attentes de ces derniers, notamment en matière d’approvisionnement et assurant également le payement de prix rémunérateurs aux paysans ;

3) Renforcer les capacités des organisations paysannes à mettre en œuvre des innovations organisationnelles et technologiques pour renforcer leur position dans les chaines de valeur et la compétitivité de leurs offres de production ;

4) Identifier des actions à mettre en œuvre par le ROPPA et les réseaux des acteurs du secteur privé, en vue de renforcer la cohérence des politiques sectorielles et contribuer à la mise en œuvre et/ou le renforcement de mesures communautaires pour améliorer l’environnement du commerce intra régional des produits agricoles et agroalimentaires ;

Les résultats de la 1ère édition du forum des affaires

La 1ère édition du forum des affaires tenue du 1er au 3 octobre 2013 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, a regroupé près de 150 personnes représentant les organisations paysannes, des acteurs du secteur privé d’Afrique de l’Ouest et du centre et des partenaires au développement.

L’espace B2B a permis d’organiser plus de 100 rendez d’affaires entre des OP et des acteurs du secteur privé travaillant dans la transformation et/ou l’exportation des produits agricoles.

Le ROPPA, les réseaux des acteurs du secteur et les partenaires sont d’avis que le forum des affaires est un instrument susceptible de contribuer véritablement à améliorer la qualité des partenariats entre les OP et les acteurs du secteur privé et à l’accroissement de la part des produits agricoles et agroalimentaires de la région dans l’approvisionnement des marchés de la région et d’exportation. Ils restent convaincus comme le ROPPA que le renforcement du dialogue entre les OP et le secteur privé est nécessaire pour assurer une optimisation globale des filières et une rémunération juste des efforts et investissements de tous.

Les OP et les acteurs du secteur privé ont ainsi réaffirmé la nécessité de travailler dans une collaboration intelligente pour capter effectivement les opportunités liées à l’accroissement de la demande alimentaire dans la région, tirée par la croissance démographique, l’urbanisation et le développement de l’élevage intensif.

Ils ont également mesuré la nécessité de travailler la main dans la main pour lever certains défis liés aux capacités de leurs structures respectives et contribuer au développement d’un cadre institutionnel et règlementaire qui sécurise leurs investissements et améliore l’offre de services publics et privés d’accompagnement des initiatives des OP et du secteur privé visant la valorisation et le commerce des produits agricoles et agroalimentaires.

Confiant de l’avenir du forum des affaires des OP, les participants ont exhorté le ROPPA à mettre en place une stratégie pour assurer sa durabilité à travers un mécanisme de préparation efficace de l’évènement et une approche d’accompagnement qui assure l’aboutissement des intentions de partenariats.

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