Amélioration des techniques agricoles au Niger

Plus de 140 producteurs (dont 60 femmes et 80 hommes), ainsi qu’une importante proportion des jeunes, membres des organisations faîtières de la Plateforme Paysanne du Niger (PFPN) ont suivis, du 5 au 10 avril 2018, une formation de renforcement des capacités des producteurs ruraux sur les pratiques de Conservation, de Défense et de la Restauration des eaux et des sols. Cette formation financée par le PPAAO (Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest), vise à améliorer la productivité agricole en adoptant par les paysans des pratiques de restauration des sols.

Dans la plupart de pays sahéliens, comme le Niger, les sols subissent des pertes élevées en éléments nutritifs particulièrement en sels minéraux (Azote, phosphore et potassium) dues à sa surexploitation par les paysans mais aussi aux phénomènes naturels tels le vent, la pluie etc. Ces pertes entraînent la pauvreté des sols qui est à l’origine des faibles rendements agricoles même en cas de pluviométrie abondante. Pour rehausser le niveau des rendements, les agriculteurs doivent faire recours aux fertilisants qu’ils soient minéraux ou organiques. En effet, cette formation à l’endroit des producteurs vient renforcer leurs capacités sur des thèmes innovants tels que : le compost aérien fabriqué à base des ordures ménagères à 21 jours, l’association cordons pierreux et zaï et la petite jachère. Toutes ces techniques concourent à une meilleure fertilisation des cultures en vue d’obtenir des bons rendements agricoles.
L’ouverture de la session de formation s’est déroulée en présence du Gouverneur et des préfets de la région ainsi que celle du maire de Tagazar, de la représentante du Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage et directrice de DACPOR, du coordinateur de PPAAO, du responsable GIZ de Tillabery, du président de la plate Forme Paysanne et de plusieurs personnalités et les responsables des services techniques départementaux. L’activité a été rehaussée par l’encouragement et le soutien apportés par la Président de la République du Niger, Monsieur Issoufou Mahamadou, en visite dans la zone, qui a tenu à saluer et à s’enquérir des objectifs de ladite formation. La formation qui s’est déroulés au Centre de formation en agro écologie de Winditan (90 kms de Niamey, la capitale du Niger), a été lancée par le Gouverneur de la Région de Tillabéry et assuré par Mme Pauline Douramane, spécialiste en compostage. Déclinant les objectifs de cette formation, le président de la PFPN, Mr Djibo Bagna a indiqué que de manière globale, cette formation vise à former une masse critique des producteurs sur une combinaison des techniques de conservation des eaux du sol et de la fertilité du sol pour améliorer leur productivité. La formation vise donc à améliorer la production agricole des villages bénéficiaires. Il s’agit spécifiquement, selon Mr Bagna, de partager les résultats de la capitalisation des initiatives, de maîtriser la technique de conservation des eaux du sol ainsi que celle d’amélioration de la fertilité du sol par la fabrication du compost et la pratique de la petite jachère, de formuler l’initiative capitalisée en module de formation pour le centre de Winditan. Cette formation, a ajouté Mr Bagna permettra de renforcer les capacités des producteurs et de les amener à adopter de nouvelles méthodes comme l’utilisation de l’engrais organique (compost) comme fertilisant et d’autre part, d’améliorer l’hygiène et l’assainissement au niveau des villages par la valorisation des ordures ménagères avec un impact certain sur la récurrence de certaines maladies. ‘‘Au sortir de cette formation, il est entendu que les résultats de la capitalisation sont partagés avec les participants, que la technique de conservation des eaux du sol est maitrisée, que la technique d’amélioration de la fertilité est maitrisée par le compost et la petite jachère et que l’initiative capitalisée est formulée en module de formation pour le centre de Winditan, a précisé le président de la PFPN. En vu d’atteindre ces résultats plusieurs activités ont été menées comme suit : des exposés sur des thèmes relatifs aux techniques de compostage et à l’utilisation du compost notamment l’implantation du site de compostage et la recherche de la matière première (ordures ménagères, fumier, fiente, cendre, feuilles d’arbre, paille, herbes) ; la démonstration et fabrication du compost ; l’utilisation du compost sur le terrain (jardin) et enfin l’évaluation de la session.

‘‘Le code de la rivière’’, un exercice très apprécié par les participants
Intervenant à son tour la formatrice, Mme Pauline Douramane, a précisé qu’ils sont là pour accompagner les producteurs dans le cadre de la fabrication du compost ou l’engrais organique qui s’obtient par la fermentation et la décomposition des ordures ménagères du fumier, de la fiente, de la paille que tout un chacun peut trouver dans son village. La formation sur le compostage a débuté par la présentation du programme, les objectifs et les résultats attendus. Ensuite, Mme Douramane a dirigé la réalisation d’un sketch sur “le code de la rivière”. Expliquant la stratégie dudit code, elle a indiqué qu’il s’agit d’un mime ou d’un sketch. ‘‘Deux lignes assez espacées sont tracées à la craie sur le plancher pour représenter les berges d’une rivière. On peut se servir de bouts de corde si on ne veut pas dessiner sur le plancher. On utilise aussi des morceaux de papier représentant des pierres sur lesquelles il faut marcher pour traverser une île au milieu de la rivière. Deux personnes s’approchent de la rivière et cherchent un endroit pour traverser. Le courant est très fort et tous deux ont peur de traverser. Une troisième personne arrive et voit leur problème. Elle les conduit en amont de la rivière et leur montre les pierres pour traverser. Elle les encourage à traverser mais elles ont peur, elle décide d’en prendre une sur son dos. Elle arrive ainsi au milieu de la rivière, le poids de l’autre sur son dos semble plus lourd et elle est très fatiguée, elle la dépose donc sur la petite île. La troisième personne repart pour chercher la deuxième qui veut aussi grimper sur son dos. Mais elle refuse. Au lieu de cela, elle lui prend la main et l’encourage à marcher elle-même sur les pierres. A la moitié du parcours, la deuxième personne commence à se débrouiller toute seule. Toutes deux traversent ainsi la rivière. Arrivées de l’autre côté, elles sont très contentes d’elles-mêmes et s’en vont ensemble, oubliant la première personne assise toute seule sur l’île. Cette dernière essaie d’attirer leur attention, mais elles ne voient pas ses gestes frénétiques d’appel au secours’’, a expliqué la formatrice. A partir, de cette explication qui a suscité beaucoup d’intérêt et des questionnements, des questions à discuter se sont dégagées : Que s’est-il passé au cours du mime ? Qui est-ce que chaque personnage pourrait représenter dans la vie réelle ? Que représente chaque côté de la rivière ? Pourquoi certaines personnes sont-elles abandonnées au milieu de la rivière ? Est-ce que nous rencontrons ces genres de situations dans nos milieux de vie ? Que devons-nous faire pour assurer que les personnes avec qui nous travaillons développent un sens d’indépendance ? Pour les stagiaires les deux personnages représentent les villageois ou des personnes qui veulent réaliser des activités tandis que le troisième personnage représente ceux qui viennent les appuyer. En enchainant dans le même sens la formatrice a précisé que pour assurer un sens d’indépendance/autonomie avec les personnes avec qui nous travaillons, il faut faire avec elles et les responsabiliser dès au début de l’activité ou du projet, leurs apprendre à pêcher au lieu de leur donner du poisson. Ainsi, même sans le partenaire les activités pourront se poursuivre. Ce code a poursuivit la facilitatrice, invite les populations à se prendre en charge car les partenaires au développement viennent nous appuyer afin que les activités se poursuivent même après leur départ. Evitons d’être pris au dos a t’elle poursuivi et apprenons à tout faire avec courage pour un développement durable de notre terroir. Il faut dire que la plupart des sols au Niger subissent des pertes élevées en éléments nutritifs particulièrement en sels minéraux (Azote, phosphore et potassium) dues à la surexploitation des terres par les paysans mais aussi aux phénomènes naturels tels le vent, la pluie etc. Ces pertes entraînent la pauvreté des sols qui est à l’origine des faibles rendements agricoles même en cas de pluviométrie abondante. Pour rehausser le niveau des rendements, les agriculteurs doivent faire recours aux fertilisants qu’ils soient minéraux ou organiques. Il faut dire que le Compost est utilisé non seulement comme fertilisant naturel mais aussi comme produits phytosanitaires du fait de sa richesse. A l’heure actuelle où les engrais chimiques sont de plus en plus chers, difficile à acquérir par le paysan et les terres agricole de plus en plus pauvres, il y a nécessité de l’orienter vers d’autres formes de fertilisations des sols moins coûteuse, accessible par le paysan tel que le compost. En effet, le compost est moins dégradant du sol, moins coûteux, écologiquement viable et économiquement rentable. La vulgarisation de ce produit national permettra aux producteurs de mieux le connaître et l’utiliser pour un meilleur rendement et pour éradiquer à tout jamais les crises alimentaires. Notons qu’à la suite de cette session dur le compost, les participants maîtrisent la fabrication et l’utilisation du compost, ils ont pris l’engagement de changer de comportement en optant pour la fabrication et l’utilisation du compost et les multiples déchets triés des quartiers de Winditan ont servit pour la démonstration en la fabrication du compost. Ils ont aussi compris qu’une campagne agricole se prépare de manière continue, c’est-à-dire que la fabrication du compost est un travail de toujours. Il faut s’y mettre pour réussir une bonne campagne avec un rendement meilleur et que le bon cultivateur est celui qui accepte les innovations en se les appropriant pour tirer le maximum de rendement possible. Ainsi, les participants se sont engagés à fabriquer et à amender leurs champs au moyen du compost pour le maraichage et pour les campagnes pluviales à venir. A l’heure actuelle où les engrais chimiques sont de plus en plus chers, difficiles à acquérir par le paysan et les terres agricoles de plus en plus pauvres, il ya nécessité de l’orienter vers d’autres formes de fertilisations des sols moins coûteuses et accessible pour le paysan à savoir le compost. C’est, en effet, un fertilisant moins dégradant du sol, moins coûteux, écologiquement viable et économiquement rentable. Ainsi, pour une perspective d’améliorer les productions agricoles, les recommandations suivantes sont formulées à l’endroit de la plate forme paysanne : le renforcement du suivi des villages d’intervention afin de faciliter la disponibilité et l’accessibilité du compost ; l’organisation d’autres formations sur le compostage dans les autres villages et cela bien avant la campagne maraîchère et la saison pluvieuse pour que le compost soit disponible au moment des cultures maraîchères et pluviales dans tous les villages ; le renforcement des capacités des comités de gestion des boutiques d’intrants en technique de compostage. La formation en technique de fabrication et d’utilisation du compost a constitué une avancée significative dans l’atteinte du changement de comportement de la population en général et plus particulièrement des producteurs de la zone d’intervention. Elle a permis d’apporter un appui conseil très important en cette période de la fin des cultures maraîchères et d’attente de la saison pluvieuse où les producteurs de manière générale attendent des partenaires techniques et financiers des techniques culturales innovantes en vue d’améliorer leurs rendements. Par rapport à la population de Widitan et des stagiaires en particulier, il a été noté une réelle satisfaction par rapport à l’utilisation du compost, une nouvelle technique de fertilisation des sols et la conservation de l’humidité au pied de la plante avec l’utilisation du compost pouvant les amener à obtenir un bon rendement même en cas de retard de pluie pour que sécheresse ne soit plus synonyme de famine.
Technique de conservation des eaux et du sol, une thématique basée sur un cas pratique vécu.

Du fait de la dégradation des sols et de l’arrêt précoce des pluies, la plupart des paysans nigériens n’arrivent pas à produire à la hauteur des efforts qu’ils ont déployés. Le 2ème axe de cette formation est relatif à la technique de conservation des eaux et du sol. Ce thème a été animé et illustré par l’expérience vécue du formateur, Mr Boubacar Alzouma. Ce dernier, habitant de la localité de Torodi (60 kms de Niamey la capitale), a partagé sa propre expérience avec les stagiaires pour mieux expliqué et faire comprendre ledit thème. Ainsi, pour augmenter ses chances de produire plus, Mr Boubacar Alzouma s’est lancé, en 1987 avec l’aide des Peace-corps américains, dans la protection des sols de son champ et l’augmentation de l’infiltration de ces sols en eau en vue d’augmenter l’humidité et pallier au phénomène de l’arrêt précoce des pluies. Tout le champ de Mr Alzouma était un terrain latéritique dénudé impropre à toute culture. Il y a 30 ans, il avait eu la chance d’être en contact avec des Peace-corps américains. Face à l’ampleur du phénomène de formation des glacis dans les champs du village, ces derniers ont proposé à titre expérimental de réaliser une série de pratiques.
Le formateur explique comment construire les cordons pierreux et zaï
Les trous de zaï enrichis en fumier ou compost qui servent à collecter les eaux de pluie sous forme de “poches d’eau” sont creusés à l’intérieur des superficies délimitées par les cordons pierreux, débute Mr Alzouma. ‘‘Ce sont des trous de semis d’environ 30 à 40 cm de diamètre et 10 à 15 cm de profondeur. La distance entre les trous est de 70 à 80 cm, ce qui donne à peu près 10 000 trous par ha. Ces trous sont creusés perpendiculairement à la pente et en quinconce. Les zaï sont creusés en octobre-novembre, voire décembre, quand la terre contient un peu d’humidité et qu’il fait moins chaud. Mais on le fait aussi pendant la saison sèche, avant les premières pluies. Il est recommandé de recreuser les trous tous les deux ans. Dans les trous de zaï, on sème le mil ou le sorgho dans les trous’’, explique t-il. Selon lui, le zaï est assez efficace dans la récupération des terres dégradées, il permet non seulement la rétention de l’eau de pluie et la recharge de la nappe phréatique mais aussi une amélioration de la production. Cette technique est mise en place pendant la saison sèche pour permettre la décomposition de la fumure organique avant les premières pluies. Malgré le coût relativement élevé de cette technique, elle permet de doubler voire tripler les rendements des cultures de céréales.
La Petite jachère, une technique efficace d’atténuation de l’érosion éolienne
La technique de la petite jachère a été mise au point par l’équipe de l’Université de Kyoto (Japon) avec les résultats de recherches au Burkina Faso et au Niger. Son efficacité a été attestée dans le cadre du projet des études collectives de l’ICRISAT et JIRCAS à Sadoré-Say (au Niger). Selon l’animateur du module sur la petite jachère Mr Kaza, de l’Organisation Nigérienne des Educateurs Novateurs (ONEN), l’efficacité de la petite jachère est facilement observable sur les sols pauvres mais, capables de pousser de l’herbe. L’herbe est en effet l’élément principal dont dépend cette efficacité. Sur les sols durs (glacifiés) ou ravinés, il est recommandé de pratiquer d’abord d’autres techniques de récupération des sols (demis lune, Zaï….), pour faire revenir la terre arable et/ou combler les ravins. On peut par la suite adopter le système de petites jachères pour prévenir tout appauvrissement et/ou dégradation du sol. Pour la jachère traditionnelle, on laisse le champ entier se reposer, quatre à cinq ans ; pour la petite jachère, on installe des bandes végétales qui sont de quatre à cinq mètres de large à des intervalles appropriés. Les bandes végétales attrapent les particules de terre et d’autres matières organiques apportées par le vent (l’efficacité d’atténuation de l’érosion éolienne est de 70 à 80%). Elles sont semées un an seulement après leur mise en jachère. Aussi, si on ne peut pas laisser son champ se reposer complètement, il y a une technique qui consiste à faire de petites jachères dans le champ. Il s’agit en effet d’installer dans son champ des bandes de jachère dont l’herbe à la saison sèche jouera exactement la même fonction que les arbustes, les frontières d’entre les champs ou les branches/ordures que vous déposez.L’avantage de la petite jachère sur les buttes de terre autour des arbustes et des frontières et sur les branchages/ordures qu’on dépose dans le champ, c’est que la petite jachère est installée face au vent et elle est mobile. Elle n’accumule pas la terre en un endroit du champ pour en faire une butte. Ce type de la petite jachère est une technique à multiples efficacités. En effet, en plus de l’atténuation de la désertification, de celle de l’érosion éolienne et de la formation d’ondulation à la surface de sol, le formateur a aussi cité la conservation et l’amélioration de la fertilité du sol, de la fixation de l’azote, de la fixation des grosses matières organiques et l’amélioration de conditions physiques (conservation de l’eau). A cela s’ajoute lélévation de la productivité, la diminution des échecs de semis enfin, il y a l’atténuation de l’envahissement des herbes sauvages et la production de fourrage.

La situation actuelle de la production agricole et les dispositions prises au Sahel
Sur ce point, le formateur Mr Kaza, a demandé aux producteurs de décrire la situation de la production agricole actuelle. Les différentes réponses énumérées sont entre autre, on constate actuellement une baisse de la production agricole comparativement aux années de 1980 à 1990, les champs des cultures sont fatigués, le système de la jachère a disparu, l’accroissement démographique, le changement climatique, la sècheresse, etc. Le formateur a indiqué que toutes les réponses données par les producteurs sont juste. Cependant, la pauvreté des terres et l’insuffisance des pluies agissent beaucoup sur le rendement au sahel. Il est ressortit que l’insuffisance de pluie n’est pas la seule cause de la mauvaise production agricole. Il y a aussi la pauvreté des terres. Après ces constats dégagés par les producteurs, le formateur avait demandé aux producteurs des proposés les solutions possibles. Mais les contrats de fumure tendent à disparaître, le fumier des animaux n’est pas toujours disponible au village et, c’est difficile de le transporter jusqu’aux champs souvent éloignés. Des engrais chimiques existent sur le marché, mais ils ne pas à la portée des paysans, en raison de leur coût élevé. Ainsi, les paysans qui n’ont pas d’animaux et ceux qui ne peuvent pas payer les services des éleveurs pour camper dans leurs champs n’ont presque pas de solutions face à l’appauvrissement de leurs terres.
En conclusion, la formation des producteurs ruraux sur la pratique de conservation, défense et restauration des eaux et des sols a constitué une avancée significative dans l’atteinte du changement de comportement de la population en général, et plus particulièrement, des producteurs de la zone d’intervention. Elle a permis d’apporter un appui conseil très important en cette période de la fin des cultures maraîchères et d’attente de la saison pluvieuse où les producteurs de manière générale attendent des partenaires techniques et financiers des techniques culturales innovantes en vue d’améliorer leurs rendements. Par rapport à la population de Widitan (localité qui a accueilli la formation) et des stagiaires en particulier, il a été noté une réelle satisfaction par rapport, aux nouvelles techniques de fertilisation des sols et la conservation de l’humidité au pied de la plante avec l’utilisation du compost pouvant les amener à obtenir un bon rendement même en cas de retard de pluie pour que sécheresse ne soit plus synonyme de famine. Avant la clôture de l’atelier, une liste des producteurs volontaires pour le suivi sur le terrain a été établit.

Mahamadou Diallo
Journaliste/Responsable de la Communication PFPN


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